Hyperproductive Scrum : Plus d’info sur le suivi de sprint en story points

Suite a la publication de ma présentation sur Hyperproductive Scrum, plusieurs m’ont demande plus d’explications sur la notion de suivi dans le sprint en utilisant les points. Je vais essayer de d’éclaircir ce point dans ce post.

Je voulais aussi prendre l’occasion pour préciser que, contrairement à ce que l’on peut comprendre quand on parle de métriques, Hyperproductive Scrum n’est pas une technique pour suivre la performance des équipes. C’est plutôt une technique pour les aider à s’améliorer.

En Scrum traditionnel, le suivi du sprint se fait en heures. Lors du planning, dans le “How meeting”, l’équipe essaye de remplir le backlog du sprint avec des tâches. Une option dans ce meeting est de mettre des heures sur les taches afin de pouvoir déterminer si la somme des heures remplit de façon optimale la durée du sprint.

Les story points sont utilisés en Scrum traditionnel uniquement pour l’estimation. C’est une perspective de prévision. Et même si le suivi à l’intérieur du sprint se fait en heures, il reste que l’équipe utilise la vélocité comme indice pour se commettre sur un ensemble d’items à travailler dans le sprint.

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Hyperproductive Scrum amène une autre perspective. Le suivi du sprint se fait aussi en Story points. Chaque jour, L’équipe rapporte le travail effectué en terme d’effort (en story points) plutôt qu’en heures. Lors du daily, Pour chaque priorité du sprint sur laquelle l’équipe a travaillé, les membres votent pour rapporter combien de points d’efforts ils ont fait. Pour ce faire, une question a été ajoutée au daily : “Quelle est notre contribution sur cette priorité en terme de story points?”.
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Le scrum master tient un carnet de suivi sur lequel il note tout simplement le résultat du vote, chaque jour, pour chaque priorité. À la livraison de l’item, le scrum master somme les points d’efforts rapportés pour chaque item. La somme de tous les points de tous les items représente la capacité de travail réelle de l’équipe pour ce sprint.

Ceci résulte en plusieurs points :
1 – L’équipe est capable de savoir quelle est sa capacité de travail en story points pour le sprint courant.
2 – L’équipe a maintenant deux informations intéressantes, chacune représente un axe :
La vélocité qui représente une perspective de l’estimation (la capacité de l’équipe à prévoir ses engagements)
La capacité de travail représente une perspective de reporting, (ou la réalité).

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À partir de ces deux informations, peuvent découler plusieurs métriques, comme indiquées dans ma présentation.

3 – Puisque l’unité de mesure de l’estimation et du suivi de sprint est la même, il devient possible de sortir des métriques sous forme de taux (%), et par conséquence il devient possible de comparer ces métriques entre plusieurs équipes! Par exemple, en utilisant les métriques de Facteur de focus (vélocité / capacité de travail), le management peut prendre des actions en conséquence.

4 – Un point assez intéressant aussi, en gardant ces métriques, le scrum master peut donner de l’information très pertinente à l’équipe. Supposons que l’équipe estime une story à 3 points, et que c’est une story semblable à une autre, faite il y’a deux sprints, Le scrum master peut retourner à l’historique de suivi dans son outil de métriques (Vous pouvez utiliser le mien!) et rappeler aux membres de l’équipe qu’ils ont rapportés plus que 3 points.

J’espère que ces points éclaircissent un peu la technique! N’hésitez pas à me joindre si vous avez besoin de plus d’informations! Il me ferait plaisir de vous aider!

Anis Berejeb

Anis est avant tout un passioné de l'agilité et du développement. Avec plus de 15 ans dans le domaine du développement web, son expertise combine des connaissances accrues dans l'ensemble des notions partant du développement logiciel jusqu'à l'organisation des équipes dans les environnements agiles à grande échelle.

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